18/04/2012

TV

MARK LANEGAN BAND
The Gravedigger's Song
(4AD records 2012)




DISQUES

MARK LANEGAN BAND
Blues Funeral
(4AD records 2012)

MARK LANEGAN, dans la mémoire collective, c’est ce mec sombre à la voix rauque qui a bossé avec Queen Of The Stone Age et flirté sur des bluettes  ‘countrysantes’ avec Isobel Campell,  la mignone. Au mieux on sait qu’il à d’autres albums solo au compteur et que sur le dernier ‘Bubblegum’ qui date d’il y sept ans (quand même ) se postait en choriste de choix et de luxe la talentueuse PJ Harvey. On sait  moins que  ce grand type de presque cinquante ans à débuté  sa carrière avec le groupe éphémère The Jury aux côtés de Kurt Cobain. Il a été la frontman de The Screeming Trees jusqu’en 1997. Enfin, MARK LANEGAN c’est aussi l’image d’un survivant qui se pointe sur scène en 2004 quelques semaines après un crash sévère en moto,  les bras et les mains salement amochés tenant en équilibre sur une jambe tant la douleur est encore vive. Ca marque !!

‘Funarel Blues' est son huitième album solo et sans doute le plus abouti et impressionnant de tous. Le plus affirmé et le plus ouvert également. On est là penaud face à l’évidence, devant l’immédiateté  du propos. Sentiment qui s’étiole sur la totalité d’un album sombre et combatif.  De l’ouverture âpre de ‘The gravedigger’s Song’ on passe sans intermède à la sécheresse de ‘Bleeding Muddy water’. La clarté de certaines compositions ‘Gray Goes Black’ donnent  au timbre de LANEGAN tout l’espace nécessaire à l’épanouissement de cette voix qui fait vite d’habiter l’auditeur . A l’à propos, succède la beauté qui succède à la surprise. La glaçante ‘St Louis Elegy’ glisse et mute soudainement  en gospel illuminé. Lorsque la cassure survient, personne ne s’y attend. Une rythmique dansante sur des nappes planantes et là où l’allégresse d’un sans faute pourrait se faner, ‘Ode To Sad Disco’ renvoi au meilleurs des Pet Shop Boys chanté par le plus ‘dark’ des interprètes. Jouissif !

Le souffle et les jambes coupés pas les évènements on tombe de haut lorsque retenti  ‘You’re Free again… One More Time’,  le refrain du mélancolique blues et bien nommé ‘Phantasmagoria Blues’. On est à l’entrée de la seconde partie de ‘Blues Funeral’, des étoiles plein les yeux et le cœur gros. ‘Quiver Syndrome’ sauve de l’abîme et son refrain pop salvateur donne de baume au coeur et de la raideur au corps, prolongé en vol plané par la spaciale ‘Horborview Hospital’. L’émotion passée, MARK LANEGAN retourne  à l’épure avec deux ballades ‘leviathan’ et la cisélée ‘Deep Black Vanishing Train’. Les sept minutes de l’épilogue ‘Tiny Grain Of Truth’ sonne comme un au revoir,  aspiré vers un future encore non dessiné, vierge et fertile,  comme tenu par la main, encouragé, épaulé, soutenu … à passer … à sauter le pas. Mark Lanegan signe un disque majestueux et intelligent aussi inspiré que censé. D’une beauté vraie et sans détour, ce genre de moment rare qu’on désire et cultive en nous  tant que possible.



04/04/2012

FOCUS

HOWLING BELLS
La justesse de la tradition

 En fonction depuis 2004, HOWLING BELLS est un quatuor Australien formé à Sidney, à présent basé en Angleterre. Leur premier album paraît en 2006 sur la label de l'ex-Cocteau Twins, Bella Union. Ils se font remarqué avec leur second album emprunt d'un rock sucré et mélodique et le titre 'Cities Burning Down' extrait de 'Radio Wars' en 2009. 

Le groupe demeure musicalement dans la tradition rock indé 90's et propose des titres mélodiques au tempo souvent lent, accompagnés de la voix chaude et sensuelle de Juanita Stein. Il y quelques semaines, HOWLING BELLS via Cooking Vinyl propose 'The Loudest Engine' un trosième album qui reste de bonne facture et peut rappeler en moins tranchant The Duke Spirit. Pour plus d'infos : http://howlingbellsmusic.com




TV

PURITY RING
Lofticries
(transparent 2011)





INFOS

PURITY RING

Le tout jeune duo américain PURITY RING annonce avoir signé sur le label 4AD pour un premier album à paraître le 24 juillet.  Le duo est composé de Corin Roddick, 23 ans et Megan James tout juste 20 printemps. Ils ont à leur actif deux singles parus en 2011.  PURITY RING considère sa musique comme de la 'future pop'. Après écoute, les jolies ritournelles qui reposent sur la voix enfantine de Megan James correspondraient à un savant mixe de pop, éléctro, dubstep des plus réussi.



TV

LIGHT ASYLUM
Skull Fuct
(mexican summer 2012)

FOCUS

LIGHT ASYLUM

Après le EP essentiel 'In Tension' réédité fin 2011 par Mexican Summer, le duo de Brookling LIGHT ASYLUM annonce un premier album pour le 2 mai prochain. Nul doute que Shannon Funchess et Bruno Coviello sauront au long des dix titres de ce premier opus éponyme poursuivre dans la vague punk éléctro qui à fait le succès de ce premier EP. A noter qu'aucun des titres contenu sur 'In Tension' ne figurera sur 'Light Asylum' dont voici la cover ci-contre.

http://www.lightasylum.com


01/04/2012

EXPRESS

HOOVERPHONIC

Faisant suite à un nouvel album 'The Night Before', paru il y a quelques mois, le trio Belge HOOVERPHONIC regroupé autour de la nouvelle chanteuse Noémie Wolfs, propose ce mois ci un disque live logiquement intitulé 'Hooverphonic With Orchestra'. Un format classique qui colle parfaitement  à la pop cinématographique du groupe. Les 17 titres du cd offrent un charmant résultat entre ambiance 60's et pop épurée. Petit plus, la version sympathiquement remaniée du 'Unfinished Sympathy' de Massive Attack.

Ce printemps HOOVERPHONIC sera en France et en Belgique pour quelques dates avec orchestre, dont une à Paris le 9 avril pour un concert au Café de la Danse.

http://www.hooverphonic.com


31/03/2012

DISQUES

 
KILLING JOKE
MMXII
(cooking vinyl 2012)


Toujours aussi furieux et resserrés en son noyau originel, KILLING JOKE est de retour avec un quatorzième album studio. Loin d'être usée, la corde tient bon et semble même être pourvue de renfort tant la substance de 'MMXXII' est intense, voir incandescente. Depuis 1980, c'est un sans faute ou presque pour la bande à Jaz Coleman et ce nouvel album ne  fait qu'enfoncer le clou !

Dix nouvelles compositions allant de la formule punk-métal, à un rock puissant et un son qu'on reconnait à l'immédiat, armé de cette basse légendaire et de la voix de Coleman entre incantations et revendications. Un univers qui décidément  nous semble depuis longtemps maintenant si familier. La nouvelle livraison de KILLING JOKE va crescendo, de la longue introduction en deux temps, 'Pole Shift', en passant par l'urgent 'Colony Collapse' ou le punk 'Corporate Elect', le groupe s'accorde une pause avec 'In Cytheria', un titre rapide et plus doux dans son traitement. L'album 'MMXXII' est une pièce compacte pétrie de puissance et de révolte, mais aussi très profonde, contenant des plages atmosphériques bien pensées ('Primobile'). Les claviers font ici un retour remarqué même s'ils demeurent en fond de décors. 

S'il en était encore besoin, KILLING JOKE prouve une fois de plus qu'il a été, est et restera un groupe majeur dans l'histoire de la musique rock. Un 14ème disque et déjà un classique. On ne sait décidément pas avec qui le groupe à signer ce fameux pacte qui fait que les années n'ont aucune emprise sur lui. Géant !!

http://www.killingjoke.com



Image & Son


GRAND DUCHY
Silver Boys
(cooking vinyl 2012)


28/03/2012

News


THE RAVEONETTES

Après la publication en fin d'année dernière d'une double compilation de raretés, THE RAVEONETTES annonce du nouveau. Le duo Danois fraîchement sorti de studio, prévoit en effet de publier un EP contenant quatre titres inédits extraits des dernières sessions. 'Into The Night' sortira fin avril et fera office d'avant-garde à l'album à paraître plus tard dans l'année.


LIGHT ASYLUM

Basé à Berlin et originaire de Brooklyn, le duo LIGHT ASYLUM, repéré après un premier EP réédité courant 2011, annonce officiellement son premier album pour le début du mois de mai. ce premier opus sera réalisé sur la label Mexican Summer. Un premier extrait, 'Shallow Tears' est déjà disponible en format vinyle. LIGHT ASYLUM participe au festival 'Les Femmes S'en Mêlent' à Paris. (voir video ci-dessous)


PAINO MAGIC

Trois ans après 'Ovations' ont est enfin en mesure d'annoncer le retour de PIANO MAGIC. Via la page Facebook du groupe, on apprend que le nouvel album est en cours de finition et que 17 titres ont été enregistrés. Le PIANO MAGIC nouveau porte le titre de 'Life Has Not Finished With Me Yet' et il devrait être dans les bacs le 7 mai prochain.



27/03/2012


AVRIL

 







02 - GRAHAM COXON - A & E - album - (emi)
02 - BARBARA CARLOTTI - L'amour, L'argent, Le Vent - album - (atmosphérique)
02 - KILLING JOKE - MMXII - album - (cooking vinyl)
02 - ORBITAL - Wonky - album - (rykodisc)
02 - GREAT LAKE SWIMMERS - New Wild Everywhere - album - (nettwerk)
02 - FIELDS OF THE NEPHILIM - Ceremonies - live - (century media)
09 - LAIBACH - Iron Sky - ost - (mute)
10 - PELICAN - Ataraxia - ep - (southern lord records)
10 - M WARD - A wasteland Companion - album - (bella union)
10 - SIMIAN MOBILE DISCO - Seraphim - ep - (wichita recordings)
10 - FLORENCE + THE MACHINE - MTV Unplugged - live - (barclay)
10 - AGENT SIDE GRINDER - Hardware - album - (socadisc)
10 - DON NINO - In The Backyard Of Your Mind - album - (infiné)
10 - GRAND DUCHY - Let The People Speak - album - (cooking vinyl)
16 - SPIRITUALIZED - Sweet Heart Sweet Light - album - (double six)
16 - MALCOLM MIDDLETON - Human Don't Be Hungry - albmu - (chemikal underground)
16 - BERTRAND BURGALAT - Toutes Directions - album - (tricatel)
16 - PATRICK WATSON - Adventures In Your Own Backyard - album - (domino)
13 - MERZ - No compass Will Find a Home - album - (sophia records)
23 - PIL - One Drop - ep (pil records)
23 - PARADISE LOST - Tragic Idol - album - (century media) 
23 - THE DANDY WARHOLS - This Machine - album - (naive)
23 - MILES KANE - First Of My Kind - ep - (sony)
23 - JACK WHITE - Blunderbuss - album - (xl recordings)
23 - SEBASTIEN TELLIER - My God Is Blue - album - (records maker)
30 - PRINCIPLE OF GEOMETRY - Burn The Land & Boil The Oceans - album - (tigersushi)
30 - MARILYN MANSON - Born Vilain - album - (cooking vinyl)
30 - GRAVENHURST - The Ghost Of Daylight - album - (warp)


19/02/2012

Télé - Vision (s)


BARRY ADAMSON
Destination 
central control 2012

Parutions

MARS 11 (partie 2)


19 / NEW ORDER - Lost Sirens - album - rhino
19 / LADYHAWK - Anxiety - album - modular 
19 / SEBASTIEN TELLIER - My God Is Blue - album - records maker
19 / SPIRITUALIZED - Sweet Heart, Sweet Light - album - fat possum 
19 / MERCIFUL NUNS - Genesis Revealed ep - solar lodge
20 / LEE RANALDO - Between The Times And ... - album - matador 
20 / THIEVES LIKE US - Bleed Bleed Bleed - album - captured tracks 
20 / FRANK BLACK & THE CATHOLICS - Live Melkweg - the bureau
20 / THE SHINS - Port Of Morrow - album - columbia 
20 / DANIEL ROSEN - Silent Hour ep - warp 
20 / FRANZ FERDINAND - Covers RMX 1 & 2 ep - domino
26 / DOMINIQUE A - Vers Les Lueurs - album - cinq7
26 / BLOOD RED SHOES - In Time To Voices - album - v2 records
26 / AND ALSO THE TREES - Hunter Not The Hunted  - differ-ant 
26 / CHAPELIER FOU - Invisible - album - ici d'ailleurs 
30 / MINISTRY - Relapse - album - 13th planet


14/02/2012

Parutions

 
MARS 11 - (partie 1)

05 / FIELDS OF THE NEPHILIM - Ceremonies - live album - emi
05 / MAGNETIC FIELDS - Love at  the bottom...- album - domino
05 / 45 GRAVE - Pick your poison - album - 45grave 
05 / THE STRANGLERS - Giant - album - capitol 
05 / SOL INVICTUS - Black Europe remastered - album - prophecy
05 / SOL INVICTUS - King & Queen remastered - album - porphecy 
05 / IAN McCULLOCH - Pro patria mori - album - pledgemusic 
06 / CASS McCOMBS - Bradley Manning - ep - domino 
12 / VCMG - Sssss - album - mute 
12 / GRINDERMAN - Grinderman 2 RMX - album - mute 
12 / GRIMES - Vision - album - 4ad 



4.A.D Infobase: Bruits


4.A.D Infobase: Bruits:

COLOURBOX Les anglais de COLOURBOX ont entre 1982 et 1987 proposés un grand nombre de références, toutes sur le label anglais. Le grou...


13/02/2012

DISQUES

 
FUTURE OF THE LEFT
Polymers Are Forver
xtra mile records 2011


Cela faisait deux ans, depuis la sortie de “Travels With Myself And Another” en 2009, que FUTURE OF THE LEFT était placé sous silence: ni plus ni moins qu’une éternité pour un groupe qui avait certes réussi à rassurer les esprits des convaincus, mais qui en avait encore beaucoup à rallier à sa cause. Alors qu’un nouvel album intitulé “The Plot Against Common Sense” se profile pour début 2012, les Gallois rageurs lâchent un nouvel Ep en guise de trainée d’essence, histoire de n’avoir plus qu’à rallumer la mèche d’ici quelques semaines. Pas con, d’autant qu’on découvre l’évolution du trio, toujours capable de montrer les dents mais qui prouve aussi définitivement sa capacité à prendre ses distances avec les fantômes de McLusky et se permettre quelques excentricités inattendues. 

Ces “fantaisies”, il faut logiquement aller les chercher dans le recours toujours plus important aux synthétiseurs qui, mêlés à la voix nasillarde du frontman (comme sur l’entame éponyme ou le particulièrement remonté “With Apologies To Emily Pankhurst”), n’engagent en rien l’agressivité des compositions. Mais le FUTURE OF THE LEFT nouveau lève aussi le pied à plusieurs reprises, offrant à son EP une légèreté inattendue, notamment celle de “New Adventures” sur lequel les trois n’ont jamais autant courbé l’échine face à la mélodie, ou celle de “My Wife Is Unhappy” qui privilégie l’intensité à la puissance quand “Dry Hate” et “Destroywhitechurch.com” préfèrent ne pas faire de différence. Une façon comme une autre de mettre l’eau à la bouche, ce qu’Andy Falkous et ses sbires réussissent ici plutôt bien.


- Curse - cd/lp - 2007 - (too pure)
- Travels With Myself And Another - cd/lp - 2009 - (4ad)
- Last Night I Saved Her From Vampires - cd - 2009 - (4ad)
- Polymers Are Forever (ep) - mcd - 2011 - (xtra mile)




12/02/2012

T.V.

ATLAS SOUND
Parallax
live in New York City



ON AIME AUSSI ...



ATLAS SOUND

Parallax
4ad records 2011


Bradford Cox doit être un homme stressé. Tête pensante de Deerhunter et menant une carrière solo avec ATLAS SOUND, il nous offre ce Parallax à peine un an après 'Halcyon Digest' (album unanimement salué par la critique) et deux ans après 'Logos' (lui aussi très bien reçu à l'époque). Or beaucoup l'attendent au tournant : on lui reprochait déjà de faire du Atlas Sound-like sur le dernier Deerhunter ou vice-versa, il fallait sortir la grosse artillerie pour succéder aux "Shelia" ou "An Orchid". Un vrai casse-tête chinois.

Malgré tout, on le sentait venir, ce vent chaud et agréable du succès. Peut-être pas l'album de l'année, mais juste l'expression nouvelle du génie musical qu'est Bradford Cox. Ca allait faire mal, ça allait être vachement bien. A coups de quatre singles dévoilés ces toutes dernières semaines, se profilait un album d'automne exquis et délicat. Le plaisir d'autrefois, celui de la découverte de l'album le jour de sa sortie est sans doute gâché – et là n'est pas le débat. D'autres, meilleurs que moi, en discuteront ici même - , mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, disait le poète. Et il avait sacrément raison.

En effet, les effluves distillés par 'Parallax' sont de ceux suscités par les plus grands crus, à la fois fruités, éthérés et cotonneux. Bradford Cox, au final, ne se situe jamais où on l'attend. Il nous emmitoufle dans une chaude couverture, et nous chuchote à l'oreille. Il entame son disque par deux morceaux – "The Shakers" et "Amplifiers", la première légère, la seconde beaucoup plus sinistre - qui n'auraient pas eu à rougir si elles avaient été glissées dans la tracklist de 'Halcyon Digest' ; nous emporte vers des contrées plus minimalistes, toutes en rondeur, avec "Modern Aquatic Nightsongs", ou des paysages plus mielleux et électroniques avec "Te Amo". Un vrai crooner (la pochette ne me contredira pas) se révèle au grand jour, une voix sensuelle coincée dans ce corps squelettique et malade. "Parallax" et "My Angel is Broken" reviennent en des terres pop-rock plus classiques, mais toutefois de belle facture. Et si la fin de l'album se traînera en longueur et en passages moins surprenants, on succombera sans broncher ou résister à l'acoustique "Terra Incognita", instant de grâce immédiate et désespérée : la solitude dans un espace infini mise en musique.

Bradford Cox se paye même le luxe de nous offrir la perle pop de l'année, le digne successeur de "Walkabout". Ne la cherchez plus, elle est là. En compagnie d'Andrew VanWyngarden (MGMT), qui fait sonner son piano comme du John Lennon solo de la première heure, reconnaissable entre milles avec ses chœurs discrets, "Mona Lisa" est la pièce la plus accessible de l'opus, la plus surprenante et la plus efficace aussi. Cox nous parle de "fantasies" et de "galaxies". Le moment de répit de l'album, sourire aux lèvres.

Beaucoup ont parlé de ce dernier ATLAS SOUND comme d'un album "science-fiction". Pourquoi pas, mais au-delà de ce qualificatif, Parallax est la compilation de morceaux la plus intime que Bradford Cox ait pu nous proposer jusqu'à aujourd'hui. La tâche sera ardue, mais à lui de nous surprendre encore, seul ou en groupe. On n'attend que ça.

Grotesquanimal (xsilence.net)




NEWS

BLONDE REDHEAD
Le Label

BLONDE REDHEAD crée son propre label, Asa Wa Kuru qui signifie 'Le Matin Viendra'. La première référence du label est 'We Are The Work In Progress', une compilation digitale et vinyle de 14 titres destinée à soutenir les efforts de reconstruction après le passage du tsunami au Japon. Outre BLONDE REDHEAD, on retrouve sur le disque, Four Tet, Broadcast, Deerhunter ou Interpol entre autre. A l'heure actuelle, on ne sait pas si les prochaines sorties discographique de BLONDE REDHEAD pourraient se faire via ce nouveau label.

http://wearetheworksinprogress.tumblr.com/

T.V.

THE BIG PINK
Hit The Ground (Superman)
4ad records 2012

ON AIME AUSSI ...


THE BIG PINK
Future This
(4ad records 2012)

Soyons clair, la musique du duo londonien THE BIG PINK n’invente rien, mais il faut leur accorder une qualité essentielle : ils ont le sens de la mélodie qui tue. Dès le refrain de 'Stay Gold', sa basse énorme et les voix, donne envie de bouger comme un dératé. Même sensation tout au long de l’album. Les mélodies pop se marient parfaitement avec l'électro teintée de newwave 80's (quasi du Depeche Mode sur 'Jump Music'). Une écoute intégrale de l’album s'impose pour que le disque révèle sont total pouvoir addictif. Certains titres comme 'Stay Gold', 'Hit The Ground (Superman)' ou 'Jump Music' sont de petites bombes qui ne demandent qu’à exploser en live. Titres qui d’ailleurs semblent avoir été plus pensé pour la scène. Niveau visuel, l’artwork très beau, très arty tranchent avec les vidéos débordant de couleurs.

'Future This' se révèle être un bon album, avec ses titres forts qui assureront au groupe une 'visibilté' tout au long de l’année, au fil des singles. La parution de l’album en début d’année assurera à THE BIG PINK leur ticket dans plusieurs festivals cet été. Bonne occasion de se rendre compte de l’efficacité des titres de 'Future This' en live.


DISCOGRAPHIE

This Is Our Time ep - (2009)
A Brief History Of Love - (2009)
Future This - (2012)

09/02/2012

NEWS

50 FOOT WAVE vs THROWING MUSES

Aucune faiblesse du côté de Kristin Hersh et ses nombreux projets. Alors que le groupe, THROWING MUSES est fraîchement rentré de tournée et que l'ambiance est studieuse au mixage des 38 nouveaux titres composés, voici que le nouveau EP des 50 FOOT WAVE fait son apparition sur la toile avant une dispo en format physique très prochaine. Les cinq nouveaux titres qui composent 'With Love From The Men's Room' sont de pures joyaux de punk rock typiquement américain. On y retrouve le son sec, la batterie saccadée et la voix unique de Kristin Hersh pour une vingtaine de minutes de bonheur musical. On vous en reparle très vite.

http://www.kristinhersh.com

08/02/2012

T.V.

JANE'S ADDICTION
Underground
(capitol 2011)


ON AIME AUSSI ...


JANE'S ADDICTION
The Great Escape Artist
(capitol 2011)

On pouvait se demander ce que devenait JANE'S ADDICTION, 8 ans après le précédent album, l'excellent 'Strays'. 26 ans après ses débuts, le groupe sort enfin le (seulement) 4ème album, 'The great escape artist'. Il faut dire que Jane's Addiction est un groupe composé de musiciens et d'un chanteur aux multiples facettes et que chacun a ses projets annexes. Un événement donc ce nouvel opus et (ouf !), l'attente valait vraiment le coup !

Ce qui frappe (entre autre) chez ce groupe, c'est ce don d'allier diverses influences, d'y mettre sa patte, toujours avec un son et une rythmique énorme, et d'être identifiable parmi mille autres. Des ambiances psychédéliques parfois, une guitare agitée et un basse batterie groovy, un chant et une voix halluciné, un peu hallucinant(e) aussi, un côté pop sans l'être vraiment, des petites touches 'hard rock 70's', une fusion idéalement composée. Chaque titre serait presque un tube ! 'The Great Escape Artist' regorge plus de morceaux mid-tempo que sur les précédents albums, même si des morceaux comme 'Words right out of my mind' sont assez pêchus, les arrangements paraissent plus mélancoliques, le chant en tous cas, l'est.

Réputé aux Etats Unis comme un groupe de metal alternatif (les fans de métal vont sûrement sursauter si ils jettent une oreille à JANE'S ADDICTION) mais l'étiquette ne me semble pas si loin de la réalité. Un soupçon de punk rock, de rock psychédélique, de heavy metal et de groove, le tour est joué avec brio ! L' expérience JANE'S ADDICTION, car on peut parler d'expérience au sens introspectif, vaut le détour, mais attention, tenter celle ci risque de mener à l'adoption !

Pierre VFP (ultrarock)


DISCOGRAPHIE

Jane's Addiction - (1987)
Ritual De Lo Habitual - (1990)
Stray - (2003)
The Great Escape Artist - (2011)

NEWS

PERRY BLAKE
Un avenir ...

Alors qu'au fil des ans PERRY BLAKE, une des plus belle voix de la pop contemporaine, se faisait de plus en plus discrete, voici enfin que l'artiste semble revenir avec des projets plutôt concrets. On apprend que ce dernier travaille depuis l'été dernier en compagnie de Kelesa Mulcahy, à un nouveau projet du nom de Grace Parks, duo pop énergique à en croire l'information.

De plus, PERRY BLAKE prépare activement depuis quelques semaines une tournée Européenne, le 'Electro Sensitive Behaviour Tour' destiné à reprendre sur scène divers morceaux du back catalogue de l'artiste retravaillés à l'aide d'un habillage électronique et de cordes arrangées par Graham Muprhy. Plus d'infos à venir.

http://www.perryblake.com/


31/01/2012

ALBUM DU MOIS

JANVIER 2012


TRAILER TRASH TRACYS
Ester
(double six / domino 2012)

Inhabituelle, la scène se passe au Bar à Thym, à Toulon, quelques heures après le concert des TRAILER TRASH TRACYS à l’Opéra de Toulon dans le cadre du Midi Festival hivernal. On fraternise à coups de pintes avec les trois garçons du groupe – Jimmy Lee, tête de Joe l’Indien en beaucoup plus cool ; Dayo James, grand Noir à la timidité inversement proportionnelle à l’impressionnante carrure, et Adam Jaffray, blond et beau comme un diable. La craquante chanteuse suédoise Suzanne Aztoria, quant à elle, a préféré les bras de Morphée aux vapeurs de l’after.

Jimmy, homme à tout faire du groupe qu’il a cofondé avec Suzanne, nous assène cet aveu singulier : d’Ester, l’admirable premier album des TRAILER TRASH TRACYS, il est déjà las. “Je pense que notre deuxième album sera bien meilleur. Je veux qu’il sorte très vite, le plus vite possible. On en a déjà un peu marre de jouer ces chansons.” Ce cinglé de théories conspirationnistes (il nous en déballera au moins trois, ahurissantes, en quelques heures) semble hors de propos. Pour notre part, il nous faudra des lustres avant de nous lasser, si cela arrive, des chansons cosmiques d’Ester. Pour la part du reste du monde aussi. Entouré d’une hype à croissance exponentielle depuis la diffusion il y a deux ans sur le net de son tout premier morceau, Candy Girl, le groupe, bel espoir 2012, remplit toutes les salles britanniques, ayant joué quelques jours après Toulon dans une Brixton Academy bondée en (belle) compagnie de Gang Of Four et des Kills.

La position de Lee, le cul entre la chaise du présent et le trône de l’avenir, est pourtant logique : elle est le paradoxe consubstantiel des TRAILER TRASH TRACYS, qui rendent un clair hommage à leurs glorieux aïeux mais cherchent, toujours, à avancer. “On a tous grandi en écoutant peu ou prou les mêmes disques – My Bloody Valentine, les Cocteau Twins, ceux à qui on nous compare tout le temps. J’imagine que la base du groupe, ce son éthéré, vient de là. Quant à la référence constante à David Lynch, elle ne me dérange pas, elle est assez logique. Cette basse assez typique, minimale, profonde, organique, était une décision de base, conceptuelle : ça allait à l’encontre de tous ces groupes aux basses très angulaires, jouées comme des machines. On a joué plus lentement, on s’est dit ‘Tiens, essayons de faire un peu trembler cette basse’. ‘Oh, merde, ça sonne comme du Badalamenti dans Twin Peaks... Tant pis, personne ne s’en rendra compte !’ Et finalement, tout le monde nous en parle...”

Sur ces bases saines (mélodies pop, ambiances cinétiques, atmosphère abyssale, son tordu), le groupe a expérimenté. Pendant des mois, loin du monde, seul, avec des effets, des modulations, des réverbérations, des combinaisons de tout ça, avec un instrument inventé pour eux seuls par un savant fou de San Francisco. Avec, aussi, l’ésotérique solfeggio scale.

“J’ai pris un peu de temps pour moi avant qu’on enregistre. Je me suis retrouvé dans un drôle d’univers, raconte Lee. Il y avait beaucoup de gens un peu à part, aux idées et aux lectures peu conventionnelles, qui m’ont présenté des livres théoriques, spirituels. Un homme m’a parlé de l’existence de fréquences qui pourraient réparer ou modifier l’ADN. La pop-music est généralement jouée sur une échelle de fréquences légèrement différentes de celles-ci, un peu plus basse. Il y a eu des tests scientifiques : en jouant un do sur cette solfeggio scale, des molécules d’eau trouvaient une forme beaucoup plus symétrique, mathématique. Quand tu penses que notre corps est composé à 90 % d’eau...”

Et les corps, effectivement, de répondre positivement mais bizarrement, et différemment, aux magiques You Wish You Were Red, Dies in 55, Engelhardt’s Arizona, Strangling Good Guy ou Candy Girl : dans le coton et dans l’éther, dans le noir et la lumière, le cauchemar rouge sang et le songe de bleus infinis, ils flottent, planent. Et survolent tout le reste.


SOURCE : Les Inrockuptibles
http://trailertrashtracys.com/



29/01/2012

T.V.

Présentation grandeur nature du premier album prometteur, 'Cratures Of An Hour' de STILL CORNERS au mois de mars pour quatre dates en France :

22 / L’Epicerie Moderne - LYON.
23 / Le Cargo De Nuit - ARLES.
24 / Cooperative De Mai - CLERMONT.
26 / Le Divan du Monde - PARIS.


'Into The Trees' (subpop 2011)



ON AIME AUSSI ...


STILL CORNERS
Creatures Of An Hour
subpop 2011

Un premier EP, 'Remember Pepper?', paru en 2008, permettait de faire connaissance avec STILL CORNERS, porte d’entrée d’un univers délicat, ou déjà se mêlaient les visions de l’architecte Greg Hughes à des volutes féminines. Mais c’est bel et bien la rencontre de l’Américain Hughes, dingue de Morricone et de musique de films, et de Tessa Murray, petit brin de blonde aux yeux de biche et à la voix de velours, qui fait le son de cet album. Deux ou trois singles, en fin d’année dernière, ont précédé la venue de ces dix titres, et entre temps, le duo s’est mué en quatuor : un batteur et un bassiste-claviériste, Leon Dufficy et Luke Jarvis, venus leur prêter main forte.

'Creatures Of An Hour' est un voyage dans une chaude dream pop avec un côté délicieusement bricolé : basses et batteries minimalistes, gimmicks répétitifs, claviers quasi-lo-fi. Un disque enregistré par Hughes lui-même dans son studio de Greenwich, et on l’imagine mal laisser à quiconque les rênes d’un projet aussi personnel. Ses penchants pour les BO à l’italienne se retrouvent dans certaines ambiances, certaines guitares au son brûlé, vacillantes comme un mirage (I Wrote In Blood), et réverbérées comme sur 'Submarine' qui clôt l’album.

Chaleur de l’orgue souvent présent, douceur de la voix de Tessa Murray, voluptueuse et susurrée dans un souffle presque érotique. Impossible de ne pas penser à Hope Sandoval et ses Mazzy Star. Dream pop donc, comme la bande son vaporeuse de rêves apaisés ('Endless Summer', 'Cuckoo'), voire de fantasmes plus épais comme monte l’intensité. Chaque titre continue d’emporter l’auditeur, de la puissance orchestrale des percussions sur 'Into The Trees' aux bidouilles électroniques simplistes de 'The White Season', du groove trip-hop de 'I Wrote In Blood 'et 'Velveteen' aux chœurs célestes de 'The Twilight Hours'. La deuxième partie du disque se densifie, s’assombrit, sans se départir de ce voile mystérieux. Les Still Corners ont même la décence de faire dans la concision, et le disque se termine déjà, comme une aube naissante, laissant à chacun le loisir de fermer les yeux pour replonger dans ce son de coton qu’on voudrait aussi 'endless' que le 'summer'.

Flavien Giraud (Rock Time)


http://stillcorners.tumblr.com

26/01/2012

NEWS

AND ALSO THE TREES : Dandys Eternels

En activité depuis presque 30 ans, le plus romantique des groupe British est de retour cinq ans après le dernier album studio et quelques mois après l'acoustique 'Driftwood'. AND ALSO THE TREES annonce la sortie de 'Hunter Not The Hunted', douzième album du groupe, le 19 mars. Une tournée française est prévue dès le mois d'avril. Les premières dates viennent de tomber. Plus d'infos ici.

12/04 LILLE - L'AERONEF
13/04 CREIL - LA GRANGE A MUSIQUE
14/04 STRASBOURG - LA LAITERIE
15/04 DIJON - Hotel de Vogue
17/04 LYON - LE SONIC
18/04 PARIS - LE DIVAN DU MONDE


T.V.

THE DUKE SPIRIT
Surrender
(Live at Jools Holland 2011)

ON AIME AUSSI ...


THE DUKE SPIRIT
Bruiser
(fiction records 2011)

Il y a souvent lieu de s’étonner de voir certains artistes cartonner et d’en voir d’autres condamnés à un relatif insuccès. THE DUKE SPIRIT font partie de ces combos que chroniques positives dans la presse et albums plus que respectables, n’ont pas autorisé la percée (cet album est leur troisième en 7 sept ans). Ils ont, pourtant, la chance d'avoir un label «compréhensif» leur autorisant à peaufiner, sur de longues années, un répertoire dont "Bruiser" semble être l’aboutissement.

Puisqu’il est, tout d’abord, d’approche on pourrait schématiser en disant que, appuyé sur la voix «rockailleuse» de Liela Moss, le groupe navigue sur des ambiances et une lisière très fortement imprégnées d’un rock gothique à la Elysyan Fields. Toute ressemblance s’arrête pourtant là dans la mesure où, alors que ces derniers évoluent dans un spectre plutôt onirique, Duke Spirit est lui, charpenté dans un univers plus organique, fait de tempos moyens certes, mais étayé par des arrangements qui assument pleinement la disruption à grands renforts de fuzz, de guitares distordues et d’effets soniques presque psychédéliques.

A cet égard les morceaux d’ouverture (Cherry Tree ; Procession) sont comme une prise en main et une introduction à ces climats mi-paresseux, mi-vénéneux qui parsèment le disque, une façon d'assumer ce qui, on l'aperçoit, se veut une exploration de la dangerosité des choses. Ce concept était une des critiques qui avait été formulée à l'encontre de THE DUKE SPIRIT. S'emparant d'une subversion dirigée contre la bienséance, il lui était reproché de presque s'arrêter à mi-chemin comme s'il se contentait de frôler le souffre sans vouloir s'y enflammer. Sur "Bruiser", à l'image d'une pochette on ne peut plus suggestive, le groupe semble avoir voulu saisir à bras-le-corps cette plongée dans les abîmes car même les titres les plus « langoureux » (Villain, Don't Wait) sont nimbés de sensualité exacerbée.

Le disque semble d'ailleurs comme s'aventurer, à chaque morceau, vers des chemins qui sont plus des traverses que des avenues illuminées. De Lux oscille entre chant grégorien (arrangements éthérés) et mélopée païenne d'où le souffle orchestral vire peu à peu vers le malaise. Il n'est alors pas surprenant que la douceur passe de l'aménité à l'amertume (Sweet Bitter Sweet) et que l'abrasion revendiquée par le terme de « bruiser » se fasse jour tragique sur une composition comme Everybody's Under Your Spell (spell = sort) qui démarre là où Gimme Shelter semblait vouloir s'arrêter.

"Bruiser" est comme un chemin, mais celui d'une croix qui serait renversée ; il détonne et étonne par ses mélodies intrépides et presque dangereuses. Elle séduisent par leur immédiateté et c'est en cela que les vertiges auxquels nous sommes conviés s'avèrent d'autant plus incitatifs.

claudecibels (indiepoprock)


DISCOGRAPHIE :

Cuts Across The Land - (2005)
Neptune - (2008)
Bruiser - (2011)